Fanfar workshop 2020

FANFAR gathered stakeholders for third co-design and training workshop on operational flood forecasting and alerts in West Africa

English

In February 2020, the FANFAR team organized the third project workshop in Abuja, Nigeria, gathering hydrologists, emergency managers, river basin authorities and other stakeholders from 16 West African countries, as well as representatives from the EU, Sweden, WMO and ECOWAS.

The workshop focussed on gathering users’ experience, continued co-design, and practical training on the FANFAR operational flood forecasting and alert pilot system. The workshop also provided a good opportunity to learn about the severe impacts that floods can have. Jafet Andersson – the coordinator of FANFAR – explains:

– During the workshop, we visited a place in Abuja where the water rose several meters after an intense rainfall event in 2019. People tried to rescue themselves by climbing the trees but perished as the water continued to rise. A motorist was also caught by the water and drowned, says Jafet Andersson.

Climate change is also projected to increase the risk of flooding. Therefore, there is an urgent need for improved flood management in the region.

In the FANFAR project, West African and European partners work closely together toward the aim of improving the capacity of West African institutions to forecast, alert for and manage floods. A key to this is co-operation, where each partner contributes with their knowledge and experience. One example is Aishatu Ibrahim and Fashe Adam from Nigeria’s hydrological services agency (NIHSA) that held a very successful session on gender and human diversity within the flood management field in West Africa. Another example is when the FANFAR partners trained participating stakeholders from regional and national West African institutions to use FANFAR’s operational forecasting and alert pilot system. A key activity at the workshop was also to collect feedback from all stakeholders in order to develop the system so that the information can reach the persons that are in need of it (see summary report below).

The need for flood information is urgent, which was confirmed by the great interest of both authorities and media. The Swedish Ambassador in Nigeria, the Director Generals of AGRHYMET and NIHSA, and representatives from the EU delegation to Nigeria and ECOWAS participated in the opening of the workshop. This resulted in a number of articles in Nigerian newspapers, and was also featured on the evening news of the nationwide AIT TV channel.

– We do not have enough forecasts to prepare action before the event comes. We need to push effort now to be able to provide information before the crisis comes, so that we can act and be more efficient, says Abdou Ali, Head of Information & Research at AGRHYMET.

All workshop participants were very enthusiastic about the FANFAR system and plans are already underway for additional testing during 2020, for continued system refinements, and for gathering again at the 4th FANFAR workshop.

FANFAR is funded through a three-year project ending in 2020. However, the societal need remains very large, and based on the project’s good results new long-term funding is now being sought.

– FANFAR is the result of a targeted cooperation over the past 10 years. Now we need new resources in order to take the next step toward the vision that West African institutions with national and regional mandate shall lead, operate and refine their own operational flood forecasting and alert system, says Jafet Andersson.

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Francais

FANFAR a réuni les parties prenantes pour le troisième atelier de co-conception et de formation sur la prévision opérationnelle et l’alerte des inondations en Afrique de l’Ouest

En février 2020, l’équipe de FANFAR a organisé le troisième atelier du projet à Abuja, au Nigéria, rassemblant des hydrologues, des gestionnaires d’urgence, des autorités de district hydrographique et d’autres parties prenantes de 16 pays d’Afrique de l’Ouest, ainsi que des représentants de l’UE, de la Suède, de l’OMM et du CEDEAO.

L’atelier s’est concentré sur la collecte de l’expérience des utilisateurs, la co-conception en continue et la formation pratique sur le système pilote opérationnel de prévision et d’alerte des inondations de FANFAR. L’atelier a également permis de se renseigner sur les impacts graves que les inondations peuvent avoir. Jafet Andersson – le coordinateur de FANFAR – explique:

– Au cours de l’atelier, nous avons visité un endroit à Abuja où l’eau s’est élevée de plusieurs mètres après une pluie intense en 2019. Les gens ont tenté de se protéger en grimpant aux arbres mais ont péri alors que l’eau continuait à monter. Un automobiliste a également été emporté par les eaux et s’est noyé, raconte Jafet Andersson.

Le changement climatique devrait également accroître le risque d’inondation. Par conséquent, il est urgent d’améliorer la gestion des inondations dans la région.

Dans le projet FANFAR, les partenaires ouest-africains et européens travaillent en étroite collaboration dans le but d’améliorer la capacité des institutions ouest-africaines à prévoir, alerter et gérer les inondations. L’élément clé est la coopération, où chaque partenaire contribue avec ses connaissances et son expérience. Par exemple, Aishatu Ibrahim et Fashe Adam de l’agence des services hydrologiques du Nigéria (NIHSA) ont organisé une session très réussie sur le genre et la diversité humaine dans le domaine de la gestion des inondations en Afrique de l’Ouest. Un autre exemple est celui où les partenaires de FANFAR ont formé les parties prenantes participantes des institutions régionales et nationales d’Afrique de l’Ouest à l’utilisation du système pilote opérationnel de prévision et d’alerte de FANFAR. Une activité clé de l’atelier a également été de recueillir les commentaires de toutes les parties prenantes afin de développer le système pour que les informations puissent atteindre les personnes qui en ont besoin (voir le rapport de synthèse ci-dessous).

Le besoin d’informations sur les inondations est urgent, ce qui a été confirmé par le grand intérêt des autorités et des médias. L’ambassadeur de Suède au Nigéria, les directeurs généraux d’AGRHYMET et de NIHSA, ainsi que des représentants de la délégation de l’UE au Nigéria et de la CEDEAO ont participé à l’ouverture de l’atelier. Cela a donné lieu à un certain nombre d’articles dans les journaux nigérians et a également été présenté dans les nouvelles du soir de la chaîne de télévision nationale AIT.

– Nous n’avons pas suffisamment de prévisions pour préparer l’action avant l’événement. Nous devons redoubler d’efforts pour être en mesure de fournir des informations avant la crise, afin que nous puissions agir et être plus efficaces, a déclaré Abdou Ali, chef de l’information et de la recherche à AGRHYMET.

Tous les participants à l’atelier étaient très enthousiastes à propos du système FANFAR et des plans sont déjà en cours pour faire des tests supplémentaires en 2020, pour apporter des améliorations régulières au système et pour préparer le 4ème atelier de FANFAR.

FANFAR est financé par un projet de trois ans se terminant en 2020. Cependant, le besoin sociétal reste très important et, sur la base des bons résultats du projet, un nouveau financement à long terme est recherché.

– FANFAR est le résultat d’une coopération ciblée au cours des 10 dernières années. Maintenant, nous avons besoin de nouvelles ressources afin de franchir la prochaine étape de la vision de FANFAR selon laquelle les institutions ouest-africaines dotées d’un mandat national et régional dirigeront, exploiteront et affineront leur propre système opérationnel de prévision et d’alerte des inondations, a déclaré Jafet Andersson.

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